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La Lettre n° 19 - juin, juil., août 2026

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DRMR

La Lettre n° 19 - juin, juil., août 2026

 

E d i t o r i a l 

 

Les premiers mois de l’année 2026 ont été marqués par un afflux impressionnant de plaintes envers des confrères dont certaines pourraient être considérées comme fantaisistes… Malgré tout je veux rappeler ici que nous avons l’obligation de traiter toutes les  plaintes de la même manière y compris celles qui émanent de patients atteints de maladies psychiatriques. Dans les cas où la situation ne nous semble pas claire,  nous demandons au plaignant de confirmer qu’il s’agit bien d’une plainte plutôt que d’un signalement (ou  doléance), la différence n’étant la plupart du temps pas connue du public. La plainte oblige en effet à organiser une réunion de conciliation entre les parties et si la conciliation n’est pas obtenue (ou si l’une des deux parties est absente) à porter l’affaire devant la chambre disciplinaire de première instance alors que dans le cas d’un signalement, des explications sont demandées au médecin et transmises à l’auteur du signalement. 


 

 

Nous avons également un certain nombre de demandes de conciliations pour des différends entre confrères que nous traitons alors dans le cadre le l’article 56 du code de déontologie. Dans les commentaires de l’article 56, il est rappelé que « le corps médical doit vivre dans la confraternité. Il est uni par un état d’esprit commun, celui d’une profession de responsabilité et d’action, par une formation intellectuelle particulière alliant science et humanisme.

medecins

Les médecins doivent donc se connaître et travailler ensemble. Cette confraternité doit se traduire par des attitudes et des comportements clairs vis-à-vis des patients. Lorsqu’un médecin croit découvrir une erreur commise par un confrère, la meilleure conduite consiste à entrer en rapport avec lui. Le patient ne doit jamais être ni l’objet ni même le témoin d’affrontements entre praticiens qui se disent confrères ». Dans les cas délicats des violences sexuelles vis-à-vis de patients, la confraternité ne doit pas être une excuse pour couvrir les attitudes répréhensibles de nos confrères impliqués. Notre société ne peut pas l’admettre. Enfin, il faut rappeler que les règles de confraternité s’appliquent aussi lorsque les médecins deviennent des patients et que l’attention qu’on leur doit, comme à tous les autres patients, ne peut faire fi de leur expérience ni de la manière dont ils vivent leur propre maladie.  


L’été est là avec tous les excès climatiques que nous subissons déjà. Le Conseil remercie tous les médecins des efforts fournis pour  assurer la permanence des soins et leur renouvelle sa confiance. 


Dr Muriel RAINFRAY,

Présidente

                                                                           

Publiée le 30 juin 2026


Mobil'Derm : Un camion médicalisé qui amène les dermatologues au cœur des déserts médicaux


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Dr Stéphane Lacher-Fougère, conseiller ordinal


Face à l’aggravation de la désertification médicale en France, la Société Française de Dermatologie (SFD) et son Fonds de Dotation (FDD) ont lancé un projet innovant de médecine itinérante : Mobil’Derm. L'objectif ? Rapprocher le spécialiste des patients isolés et lutter activement contre la perte de chance liée aux retards de diagnostics.


Un constat alarmant : la dermatologie au bord du précipice


L'accès aux soins de la peau devient critique sur le territoire français. La démographie médicale de la spécialité est en chute libre : la France comptait 2 880 dermatologues actifs réguliers en 2025, contre 3 758 en 2010. La balance entre les départs à la retraite et les nouveaux professionnels formés est structurellement négative, alors même que 30 % des praticiens en exercice ont aujourd'hui plus de 60 ans.

Pourtant, les besoins de la population s'intensifient en raison du vieillissement général et d'une demande forte liée à plus de 6 000 maladies de peau répertoriées. Cette pénurie engendre des délais de rendez-vous excessifs et un renoncement aux soins délétère pour les patients (retards de traitement, diagnostics tardifs de cancers cutanés). Dans certains départements de Nouvelle-Aquitaine, la situation est devenue dramatique : entre 2010 et 2025, la densité de dermatologues a chuté de 84,6 % dans le Lot-et-Garonne et de 57,2 % dans les Landes.


Mobil’Derm : qu'est-ce que c'est ?


Initié par un comité de pilotage mené par les professeurs Saskia Oro (Présidente de la SFD) et Marie Beylot-Barry, Mobil’Derm est un centre de santé itinérant. Ce projet est pleinement intégré dans le système de santé français auprès des partenaires institutionnels (ARS, CPAM, URPS, Ordre des médecins) et s'accompagne d'un suivi épidémiologique pour évaluer la pertinence de la médecine itinérante.


Le cœur du dispositif repose sur un camion médicalisé hautement équipé et livré fin 2025 par la Fondation Renault Group. Ce véhicule autonome et éco-responsable intègre :

 

  •     Des panneaux photovoltaïques sur le toit et des batteries pour l'alimentation en énergie.
  •     Un cabinet complet : table d'examen, lampe scialytique, azote liquide (cryac), évier et réfrigérateur médical.
  •     Une connectique informatique complète permettant l'accès aux logiciels médicaux et les liaisons internet.


À son bord, l'équipe est composée d'un dermatologue et d'un(e) assistant(e) chauffeur / secrétaire. Le camion s'installe sur un lieu déterminé pour des sessions de 1 à 3 jours. Pour assurer le confort des patients, un espace d'accueil et d'attente est systématiquement mis en place à proximité immédiate, en partenariat avec les structures locales existantes (maisons de santé, mairies, etc.).


Un parcours de soin structuré et accessible


Pour éviter l'effet "consommation de soin déconnectée", Mobil’Derm s'intègre rigoureusement dans le parcours de santé local :

 

  1. Prise de rendez-vous : Elle s'effectue via Doctolib ou directement par l'intermédiaire des médecins généralistes du territoire.
  2. Consultations : Axées sur le diagnostic et le traitement de première intention, elles appliquent le tiers payant classique (Prise en charge Carte Vitale, tarifs secteur 1). Les patients sont soit adressés par leur généraliste pour un motif précis, soit accueillis spontanément après une hiérarchisation des urgences par l'assistant(e).
  3. Prise en charge d'aval : Les soins de suite ou les examens complémentaires s'appuient sur le tissu médical local, des partenariats avec les laboratoires de proximité pour les prélèvements cutanés, ainsi que sur la téléconsultation.


Les consultations sont assurées par des dermatologues de tous horizons se portant volontaires : professionnels libéraux, hospitaliers en activité ou encore médecins retraités actifs.


Calendrier de déploiement et perspectives


La phase pilote a été un succès avec un déploiement en février au Mas-d’Agenais (47), à Ménigoute (79) en s'appuyant sur des centres de santé Médecins solidaires, puis en mars à Montmorillon (86) et Langon (33) avec leur CH, Aire-sur-Adour (40) avec le GCS ClinicAdour. S’ensuivent 3 étapes par mois dans différentes localisations de Nouvelle-Aquitaine, avec parfois un retour sur étape comme au Mas-d’Agenais. À terme, le projet ambitionne d'essaimer dans toute la France à un rythme de deux nouvelles régions par an.


Les projets « Aller-Vers »


Les Médicobus ont été officialisés et propulsés par le plan France Ruralités en juin 2023, avec l’objectif de déployer 100 Médicobus dans les territoires ruraux et les zones sous-denses dans le cadre d’une démarche d’aller-vers. L’ARS ou l’assurance Maladie lancent des appels à projets pour labelliser voire financer les Médicobus. Le cadre réglementaire impose qu’ils soient adossés à une CPTS, une MSP ou un établissement de santé. La rémunération des actes est sur le modèle classique, en tiers payant le plus souvent, après accord avec le CDOM. Pour un médecin salarié, il faut une convention avec l’établissement, ce qui est plus compliqué. Il y aurait déjà en France, une quarantaine de Médicobus généralistes ou spécialisés, et un 2eme appel à projet a été lancé.


En apportant l'expertise directement là où le tissu médical s'est effiloché, Mobil'Derm propose un modèle d'avenir agile, solidaire et pragmatique pour préserver l'équité d'accès aux soins en France. Pour plus d'informations ou pour contacter l'équipe du projet : mobilderm@sfdermato.org


Dr Stéphane Lacher-Fougère

 

 


La téléconsultation : les bonnes pratiques à adopter


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Margo Morales, Elève-avocate EDA Aliénor

 

La télémédecine est reconnue légalement depuis la loi dite « Hôpitaux, Santé, Patients et Territoires » du 21 juillet 2009. Pour autant, ce n’est qu’avec la crise sanitaire de 2020 que cette pratique a connu une telle évolution. Cette solution innovante permet ainsi aux médecins de fournir une offre de soins alternative, en particulier pour les populations dont l’accès à un médecin s’avère plus difficile en raison de leur position géographique.


L’article L. 6316-1 du Code de la santé publique définit la télémédecine comme « une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. Elle met en rapport un professionnel médical avec un ou plusieurs professionnels de santé, entre eux ou avec le patient et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. ». L’article R. 6316-1 du même code précise que ce sont des « actes médicaux, réalisés à distance, au moyen d’un dispositif utilisant les technologies de l’information et de la communication ».


Avec 14 millions de téléconsultations réalisées par an en France, la pratique connait un vif engouement. A ce titre, leur réalisation par des sociétés de téléconsultation connait un essor remarquable : seulement 1% des actes pratiqués en 2020, désormais plus 40% en 2024. A l’inverse, les téléconsultations réalisées directement par des médecins libéraux auprès de leurs patients montrent un recul symétrique passant de 96% en 2020 à 55% en 20241.


La multiplication actuelle de ces sociétés de téléconsultation parmi les acteurs de la télémédecine démontre l’importance de l’adaptation aux nouveaux enjeux déontologiques. Il est important de respecter certaines recommandations afin d’éviter les mésusages d’une telle pratique. Le Conseil départemental tient à rappeler les points essentiels à la téléconsultation afin de garantir une pratique conforme à la déontologie médicale (-I-). Toutefois, de nouvelles évolutions sont attendues pour adapter le cadre réglementaire de cette pratique à la réalité du terrain (-II-).


1. Téléconsultation : une vigilance accrue et nécessaire


L’activité de téléconsultation présente un vif engouement chez les plus ou moins jeunes médecins. Pour autant, les professionnels doivent être vigilants sur plusieurs points, en particulier concernant les contrats d’exercice salarié.


Le CNOM avance trois grandes lignes de bonnes pratiques de la téléconsultation :

 

  • Il faut avoir un ancrage territorial et une connaissance du tissu sanitaire et médicosocial : cette mesure vise à assurer que le médecin ait connaissance de la réalité du terrain dans lequel s’inscrit sa consultation, notamment pour pouvoir orienter le patient auprès de structures hospitalières du territoire (article 87-3 de la convention médicale).

 

  • Il faut pouvoir procéder à un examen clinique si nécessaire et avoir une garantie que la continuité des soins pourra être assurée : la consultation doit s’effectuer dans une zone géographique proche de celle du patient pour assurer un suivi régulier de l’état de santé de ce dernier ou pour organiser une consultation en présentiel si celle-ci s’avère nécessaire en particulier pour permettre un examen clinique des patients qui reste souvent indispensable en pratique.

 

  • Il faut se préoccuper du parcours de soins : le médecin doit s’assurer que le patient consulte dans le cadre d’un parcours de soins afin d’éviter les dérives et abus notamment en matière d’arrêt de travail.


Par ailleurs, certains médecins peuvent être dans des situations et sous des statuts spécifiques, nécessitant une vigilance concernant ces règles mais aussi les seuils d’activités définis à l’article 87-7 de la convention médicale.

 

  • En cas d’exercice principal à titre libéral ou salarié : les services du CDOM s’assurent que le médecin réalise une activité de télémédecine à titre complémentaire seulement : le nombre d’actes réalisés en téléconsultation ne dépasse pas un seuil maximal de 20% du volume global conventionné du médecin sur une activité civile. A noter, ce seuil est de 40% pour les médecins psychiatres.

 

  • En cas de remplacement : Le médecin peut, dans cette situation aussi, réaliser une activité de téléconsultation à condition toutefois de respecter les mêmes seuils sur une année civile.

 

  • Pour les médecins retraités actifs, remplaçants et/ou bénévoles : La même activité de téléconsultation est possible dès lors que le seuil maximal est respecté.

 

  • Pour les médecins retraités ou remplaçants sans autre activité : l’exercice de téléconsultation en exercice salarié par une société de téléconsultation n’est pas possible. En effet, l’exercice à titre exclusif en télémédecine n’est de principe pas autorisé, car ne pouvant répondre aux différentes préconisations déontologiques. En revanche, le médecin peut transmettre une demande de dérogation auprès des commissions paritaires locales et nationales conformément à l’article 87-7 de la convention médicale.


A toutes fins utiles, le seuil d’activité de téléconsultation fait l’objet d’un contrôle réalisé par la Caisse Primaire d’Assurance maladie et non pas le Conseil de l’Ordre des médecins. En cas de non-respect des seuils d’activité, la CPAM pourra alors prononcer diverses sanctions à l’encontre du médecin qui ne respecterait pas ces seuils.


2. Téléconsultation : quelles perspectives d’évolution ? 


Bien que la télémédecine doive faire l’objet d’une vigilance importante afin d’éviter le développement d’une pratique contraire à la déontologie, on peut observer l’accompagnement de nombreuses perspectives d’évolution.

 


1. Recommandations de pratique : Le CNOM a déjà établi un rapport sur les mésusages de la télémédecine2, et va publier un guide des bonnes pratiques en télémédecine. Les médecins pourront être renvoyés vers ces guides. Ainsi que les autres recommandations du Conseil National de l’Ordre des Médecins et de la Haute Autorité de Santé.

 

2. Contrats avec les sociétés de téléconsultation : Conformément aux articles L. 4113-9 et R. 4127-83 du Code de la santé publique, les contrats avec les sociétés de téléconsultations doivent être communiqués au conseil départemental de l’Ordre des médecins pour leur enregistrement : A la suite, celui-ci formulera éventuellement des observations si votre contrat ne respecte pas les dispositions du Code de déontologie médicale. 


***

Il faut noter que certains contrats actuellement proposés par les sociétés de téléconsultation peuvent être préjudiciables au médecin et sont susceptibles de générer un contentieux, en particulier certaines sociétés qui incluent une clause de modification unilatérale de la rémunération. Or, la rémunération étant l’un des éléments essentiels du contrat de travail, cela ne devrait être modifié que par consentement mutuel des parties conformément à l’article 1195 du Code civil. Les praticiens qui souhaitent conclure un tel contrat de travail sont appelés à faire preuve d’une grande vigilance.


3. Assises de la télémédecine : Le 20 janvier 2026, au terme des ateliers des assises de la télémédecine, plusieurs pistes de perspectives ont été dégagées :


  • Permettre des dérogations au seuil des 20% liées à certaines situations notamment pour les médecins retraités, remplaçants, les femmes enceintes…

 

  • Mettre en place un annuaire des bornes de téléconsultation accessibles aux personnes en situation de handicap,

 

  • Favoriser la téléconsultation accompagnée dans les établissements ou services médico-sociaux.

Dans l’attente de nouvelles évolutions en matière de téléconsultation, le Conseil départemental invite tous les praticiens à être vigilants concernant les points susnommés.


Vous trouverez un résumé des points clés en cliquant sur le lien ci-dessous "Diaporama".


1https ://www.ameli.fr/medecin/actualites/pour-definir-les-contours-de-la-telemedecine-de-demain-des-assisesjusqu-en-janvier-2026


2https ://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/2025-05/cnom_mesusage_de_la_telemedecine.pdf

 


Margo Morales



Instruction en famille (IEF) et maladie chronique


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Dr Caroline Maurin et Dr Christine Tanquerey, Service médical en faveur des élèves de Gironde

 

La loi du 24 août 2021, a modifié l’article 131-5 du code de l’éducation, concernant l’obligation scolaire et les possibilités d’instruction en famille. Cette dernière n’est possible, désormais, que dans 4 situations :


 

  1. Etat de santé de l’enfant ou son handicap ;
  2. La pratiques d’activités sportives ou artistiques intensives ;
  3. L’itinérance ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ;
  4. Une situation propre à l’enfant motivant un projet pédagogique spécifique.


De nombreux aménagements


La scolarisation en milieu ordinaire peut faire l’objet de nombreux aménagements dans le cadre d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) ou d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS pour les enfants bénéficiant d’une notification de la MDPH dans le cadre d’un handicap), et dans certaines conditions d’une Aide Pédagogique à Domicile-Hôpital-Ecole (APADHE). L’emploi du temps peut être allégé, avec éventuellement intervention du Centre National d’Enseignement à Distance (CNED) « à la carte » pour certaines matières, si une scolarité à temps plein n’est pas possible compte tenu de l’état de santé de l’élève.


Les médecins libéraux peuvent être sollicités par les familles pour des certificats médicaux dans le cadre d’une demande d’Instruction En Famille (IEF) pour raison médicale. L’Inspecteur Académique, Directeur Académique des Services Départementaux de l’Education Nationale (IA-DASEN), demande alors l’avis d’un médecin de l’Education Nationale avant de prendre sa décision. Le médecin de l’Education Nationale s’appuie sur les éléments (certificats médicaux) fournis par la famille, les entretiens (téléphoniques ou lors d’une rencontre) avec la famille et parfois l’élève lorsqu’une rencontre est possible. Le certificat médical rédigé par le médecin de l’enfant, nécessaire pour l’évaluation, a pour objet de décrire l’histoire de la maladie de l’élève et ses conséquences sur la vie sociale, les soins mis en place. Le médecin scolaire donne un avis sur les possibilités de scolarisation, les dispositifs les plus adaptés le cas échéant, la possibilité d’accueillir l’élève dans des conditions de sécurité et de bien-être satisfaisantes.


Santé de l'enfant


Dans le cadre des troubles psychopathologiques, le souci du médecin de l’EN reste la santé de l’enfant, l’effectivité d’une réelle prise en charge adaptée et proportionnée. Quelle que soit la situation, une attention particulière est portée à la protection vis-à-vis des dangers auxquels l’élève pourrait être exposé en restant au domicile. L’omniprésence des écrans notamment, avec des risques tels que la radicalisation, la prostitution, ou l’exposition à des prédateurs sexuels, font l’objet d’une grande attention. Les services sociaux départementaux sont susceptibles de nous alerter quant à leur vigilance vis-à-vis de la famille et du lieu ou mode de vie de l’élève. Enfin, la désocialisation, l’absence de contact extérieur à la famille, reste un élément de danger qui peuvent conduire à un avis défavorable.


Les familles peuvent alléguer des antécédents de harcèlement pour justifier une demande d’IEF. Elles doivent être rassurées quant à la prise en compte de toute situation signalée auprès du directeur ou de la directrice d’école en premier degré, du chef d’établissement en second degré. Le protocole pHARe (prévention du HARcèlement à l’école), impose une procédure très stricte, qui est mise en place dès qu’une alerte est donnée.


Les risques de la déscolarisation


Une déscolarisation pour aller vers de l’instruction en famille est une décision grave, dont tous les aspects doivent être évalués, avant qu’elle ne soit mise en œuvre. L’école n’a pas pour seul rôle d’apprendre à lire, écrire et compter, elle permet aussi d’apprendre à vivre ensemble, se confronter à l’altérité, apprendre à gérer ses émotions et reconnaitre celles des pairs, apprendre à travailler et construire ensemble. Priver un enfant ou un adolescent d’école, c’est le priver de tout cela. Si l’élève présente un terrain anxieux important, impactant ses possibilités de socialisation, supprimer l’école n’est pas supprimer l’anxiété, qui risque de resurgir sous une autre forme, et doit donc être traitée en tant que telle.


L’ensemble de ces éléments, peuvent conduire un médecin de l’Education Nationale à donner un avis défavorable à une demande d’instruction en famille (IEF), alors qu’il y a un certificat médical rédigé en faveur de celle-ci, par le médecin qui suit l’enfant. Il semble important que les médecins traitants aient la connaissance des ressources qui peuvent être déployées à l’école. Quand ils jugent que l’instruction en famille doit être privilégiée, le certificat médical doit être détaillé et argumenté.


Caroline.Maurin@ac-bordeaux.fr

Christine.Tanquerey@ac-bordeaux.fr


Dr Caroline Maurin

Dr Christine Tanquerey


Commission médicale des permis de conduire de la Gironde


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Dr Aldric Desavelle

 

À la demande de Madame la Préfète, la commission médicale des permis de conduire de la Gironde est chargée d’évaluer l’aptitude médicale à la reprise de la conduite des usagers ayant commis une infraction routière en lien avec une consommation excessive d’alcool et/ou de stupéfiants. Elle est également amenée à examiner certaines situations médicales complexes susceptibles d’avoir une incidence sur la capacité à conduire.


Dans le cadre de ses missions, la commission s’appuie sur l’ensemble des éléments médicaux, biologiques et sociaux portés à sa connaissance. Les usagers convoqués doivent donc impérativement réaliser, préalablement à leur passage devant la commission, les examens biologiques requis.


Malgré les informations communiquées sur le site de prise de rendez-vous, plusieurs difficultés persistent :

  • certains usagers se présentent sans aucun bilan biologique ;
  • d’autres produisent des examens incomplets ou inadaptés à la nature de l’infraction commise ;
  • enfin, certains présentent des analyses prescrites par leur médecin traitant, alors même que ces examens, réalisés dans le cadre d’une démarche administrative, ne relèvent pas d’une prise en charge par l’Assurance Maladie.


Il est nécessaire de rappeler :


Pour les infractions liées à l’alcool, la commission exige à chaque visite la réalisation d’un bilan sanguin comprenant le volume globulaire moyen (VGM), le dosage des gamma-glutamyl transférases (GGT) et celui de la transferrine désialylée (CDT).


Pour les infractions liées à la consommation de stupéfiants, une recherche de toxiques urinaires est requise.


En cas de refus de se soumettre aux vérifications demandées par les forces de l’ordre, la commission exige systématiquement à la fois le bilan sanguin précité et la recherche de toxiques urinaires.


Ces examens doivent être réalisés dans les quinze jours précédant la consultation devant la commission médicale.


Il convient par ailleurs de rappeler que ces analyses ne doivent pas être prescrites par les médecins traitants. Les usagers doivent s’adresser directement au laboratoire d’analyses médicales de leur choix, sans ordonnance, en demandant les examens habituellement requis par la commission médicale des permis de conduire. Ils en assument alors l’intégralité des frais.


Par ailleurs, la réglementation fixe la liste des affections médicales incompatibles avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire, ou susceptibles de justifier une limitation de sa durée de validité. Les usagers concernés doivent présenter tout document médical utile permettant aux médecins de la commission d’apprécier leur aptitude à la conduite au regard de leur état de santé.


Enfin, les médecins, par respect du secret médical, ne doivent pas déclarer eux-mêmes un patient inapte, mais conseiller la famille. À cet effet, la section des droits à conduire du bureau de la sécurité routière de la préfecture de la Gironde peut être contactée par courrier électronique à l’adresse suivante :


pref-suspension-permis@gironde.gouv.fr


Le site de prise de rendez-vous de la commission médicale des permis de conduire est accessible à l’adresse suivante :


https://www.rdv-prefecture.interieur.gouv.fr/rdvpref/reservation/demarche/5302/


Dr Aldric Desavelle


Brèves


breves

 

Signalement des maltraitances : le 3133 remplace le 3977.

Formulaire de signalement en ligne

 


    Médecins du Monde Aquitaine 


Recherche électrocardiogramme portable

pour les consultations auprès des publics précaires.

Contact : noemie.escortell@medecinsdumonde.net

 

Recherche des Médecins Généralistes bénévoles

souhaitant rejoindre l'équipe médico-psycho-sociale.

Contact : aquitaine@medecinsdumonde.net


Installations


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Installations régularisées en mars 2026

 

Dr COMBES Solenne - Médecine générale - Collaboration libérale avec les Drs BONINSEGNI, Dr BAZILE, GUILHON, LE TAILLANDIER DE GABORY JB, NGUYEN THANH-THANITH et ORTIZ – CADILLAC - 17/03/2026

 

Dr DELAIR Emmanuelle – Ophtalmologie - Collaboration libérale avec la SELARL du Dr XAVIER CREPIN – LIBOURNE - 13/03/2026

 

Dr DOUCHEZ Charlotte - RADIOLOGIE ET IMAGERIE MEDICALE OPTION RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE AVANCEE – BORDEAUX - 01/03/2026


Dr FUCHS Camille - Gynécologie médicale – CADAUJAC - 16/03/2026


Dr GACEM-DERBAL Besma - Médecine générale - VILLENAVE D’ORNON - 01/03/2026


Dr LAZARIDIS Diane - Médecine générale - SAINTE TERRE - 09/03/2026


Dr MICHELSON Xenia - Gynécologie médicale – BORDEAUX - 04/03/2026


Dr OUPA DJAPITE MOUKALA Hervé - Médecine générale – LIBOURNE - 30/03/2026


Dr ORCIVAL François - Médecine générale - Collaboration libérale avec la SELARL DU DOCTEUR WAHID BENYELLOUL – MERIGNAC - 01/03/2026

 

Installations régularisées en avril 2026

 

Dr AUDET Marie-Pauline – Ophtalmologie – BORDEAUX - 01/04/2026


Dr AUGOYARD Laureline - Médecine générale - Collaboration libérale avec Les Drs HOSSEN et RODRIGUEZ – PESSAC - 13/04/2026


Dr BEINAT Rudie – Rhumatologie – ARSAC - 14/04/2026


Dr DEZELLUS Alexandre - Cardiologie et maladies vasculaires - Association avec les Drs DUFOUR et PAPAIOANNOU G – BORDEAUX - 01/04/2026


Dr DUFOUR Maxence - Cardiologie et maladies vasculaires - Association avec Les Drs DEZELLUS et PAPAIOANNOU - BORDEAUX - 01/04/2026


Dr HUSSON Marie – Pédiatrie – BORDEAUX - 14/04/2026


Dr KLOTZ Vincent - Médecine générale - Collaboration libérale avec le Dr DULOUTRE – BLANQUEFORT - 01/04/2026 

 

Dr LECONTE Morgane – Pédiatrie – MIOS - 02/04/2026


Dr MONDENX Mallorie – Pédiatrie – MIOS - 02/04/2026


Dr MOYON Manon - Médecine générale – BORDEAUX - 16/03/2026

 

Dr PAPAIOANNOU Georgios - Cardiologie et maladies vasculaires - Association avec Les Drs DEZELLUS et DUFOUR – BORDEAUX - 01/04/2026

 

Dr POUWELS Sébastien - Cardiologie et maladies vasculaires - Association avec les Drs BLANC, DELPRAT, FLACHER et HUET – LIBOURNE - 01/04/2026


Dr SCHRAMM Ophélie - Médecine cardiovasculaire - Collaboration libérale avec les Drs BARBOT, ESPIL, LAINE et LEGENDRE – TALENCE - 06/04/2026

 

Dr WALDENAIRE Laurane - Médecine générale - Association avec les Drs MATUCHET et TRON J - LE BARP - 07/04/2026


Installations régularisées en mai 2026


Dr BADORO Boulfa - Médecine générale - LE BOUSCAT - 01/05/2026


Dr BROSSARD Fanjanivo – Psychiatrie – BORDEAUX - 04/05/2026


Dr COIN Eliott - Médecine générale - Collaboration libérale avec la SELARL MEDG SANTE – BORDEAUX - 07/05/2026


Dr COTTRET Mallory - Médecine générale - Collaboration libérale avec le Dr JUILLET – BEGLES - 04/05/2026


Dr DEVOS Amélie - Médecine générale - Collaboration libérale avec le Dr LEDUC X – BORDEAUX - 01/05/2026


Dr DOUSSON Laurie - Médecine générale - Succession au Dre MURCIA   SAINT JEAN D’ILLAC - 01/05/2026


Dr MARTIN Elisa - Médecine générale - SAINT ANDRE DE CUBZAC - 11/05/2026


Dr MEAU Pierre - Médecine générale - SAINT ANDRE DE CUBZAC - 11/05/2026


Dr MESSAOUDI Mériem - Gynécologie-obstétrique - LE BOUSCAT - 04/05/2026


Dr MINART Pauline – Psychiatrie – BORDEAUX - 04/05/2026


Dr MUNCK Didier - Médecine générale – MERIGNAC - 04/05/2026


Dr ROUSSEAU Anne-Laure - Médecine générale Association au sein de la SISA santé sommeil – BORDEAUX - 26/05/2026

 

 


In Memoriam


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Dr Pierre ARIS-BROSOU 
Décédé le 04/01/2026


Dr Jacques BEYLOT
Décédé le 13/01/2026


Dr Christine CHARPENTIER
Décédée le 02/01/2026


Dr Hélène CONTE -LAGADEC

Qualifiée spécialiste en Dermatologie et vénéréologie

Décédée le 19/02/2026


Dr Alain DAGEVILLE
Décédé le 03/02/2026


Dr Jacqueline DELORGE

Qualifiée spécialiste en Anesthésie-réanimation

Décédée le 01/02/2026


Dr Pierre DE SOZA
Décédé le 26/03/2026


Dr Jean DEYMES

Qualifié spécialiste en Stomatologie

Décédé le 03/11/2024


Dr Michelle DOMECQ

Qualifiée spécialiste en Médecine du travail

Décédée le 01/02/2026


Dr Jean-Charles FAROUZ

Qualifié spécialiste en Allergologie

Décédé le 08/04/2026


Dr Bernard FAVAREL-GARRIGUES

Qualifié spécialiste en Neuropsychiatrie

Décédé le 24/02/2026


Dr Jean-Claude FAYAT

Qualifié spécialiste en Médecine générale

Décédé le 20/02/2026

 

Dr Jean-Paul GUITTON
Décédé le 15/09/2025

 

Dr Philippe LEGROUX

Qualifié spécialiste en Chirurgie orthopédique et traumatologie

Décédé le 31/05/2026

Trésorier du Conseil départemental de 2002 à 2013

Membre du Conseil régional d’Aquitaine de 2011 à 2013

Membre de la Chambre régionale d’Aquitaine du 11/04 au 17/06/2013

 

Dr Claude MICHEL

Bi-compétent exclusif en Gynécologie Médicale et Obstétrique

Décédé le 04/01/2026


Dr Jean-Claude ROSEC

Qualifié en Médecine générale

Décédé le 06/02/2026


Dr Denis ROUX
Décédé le 30/03/2026


Dr Hervé TISSOT

Qualifié spécialiste en Radiodiagnostic

Décédé le 30/03/2026


Dr Jeanne-Monique THOMAS

Qualifiée spécialiste en Ophtalmologie

Décédée le 28/11/2025


Dr Jacques VERHULST

Qualifié spécialiste en Oto-rhino-laryngologie

Décédé le 15/07/2024


Dr Jean WAFFLART

Qualifié spécialiste en Médecine nucléaire

Décédé le 23/04/2026